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Qu’est-ce que : orthographe, définition et exemples

Lucas Julien Dubois Lefevre • 2026-07-03 • Relu par Maya Thompson

Si vous avez déjà hésité en écrivant « qu’est-ce que » — avec ou sans trait d’union, avec ou sans apostrophe — vous n’êtes pas seul. Cette petite expression interrogative, pourtant omniprésente dans le français quotidien, concentre à elle seule les pièges les plus courants de l’orthographe française – dans ce guide, nous démêlons son orthographe, sa définition et ses nuances face à des formes voisines comme « est-ce que » ou « ce que », pour que vous n’ayez plus jamais de doute.

Type grammatical : Pronom interrogatif ·
Fonction principale : Interroger sur les choses (objet direct) ·
Première apparition dans un dictionnaire : 1694 (Dictionnaire de l’Académie française) ·
Variantes orthographiques incorrectes courantes : « Q’est-ce que », « Este ce que » ·
Nombre de résultats Google (approx.) : Plus de 500 millions

Aperçu rapide

1Faits confirmés
2Ce qui reste incertain
  • La date exacte de la première apparition écrite de l’expression n’est pas documentée de manière uniforme.
  • Certaines grammaires divergent sur la classification de « qu’est-ce que » comme pronom ou locution.
3Signal chronologique
4Et après
Pourquoi ça coince

La majorité des erreurs viennent de la double contrainte visuelle : deux traits d’union, une apostrophe, et une suite de sons identiques à l’oral. Pour l’apprenant comme pour le natif, le réflexe est souvent d’écrire « qu’es ce que » ou « qu’est-ce qu’il » sans le second trait d’union. Le seul remède : ancrer la règle par des exercices répétés.

Comment écrire correctement « qu’est-ce que » ?

Orthographe standard de « qu’est-ce que »

  1. La forme correcte s’écrit en quatre mots : qu’ (apostrophe) + est + ce + que, reliés par deux traits d’union : qu’est-ce que.
  2. Elle est validée par tous les dictionnaires de référence, notamment le Larousse (dictionnaire généraliste) et le Dictionnaire de l’Académie française (autorité normative).
  3. Le premier trait d’union relie « est » à « ce » ; le second relie « ce » à « que ».

Les erreurs fréquentes : « Q’est-ce que », « Este ce que », « Qu’est Est-ce que »

  • « Q’est-ce que » : omission du premier trait d’union et de la lettre ‘u’ — faute très répandue sur les forums et les réseaux sociaux.
  • « Este ce que » : confusion avec la prononciation rapide où « est » s’entend comme « è » ; absence totale de traits d’union.
  • « Qu’est Est-ce que » : redoublement de « est » ; probable contamination par la forme longue « qu’est-ce que c’est ».
  • Ces variantes sont toutes considérées comme fautives par l’Académie française (institution linguistique officielle).
Piège à éviter

L’oral ne fait pas la différence : « kèske » se prononce pareil quelle que soit l’orthographe. C’est pourquoi l’erreur est si fréquente, même chez les locuteurs natifs. Le seul repère fiable est la règle des deux traits d’union et de l’apostrophe systématique.

Règle des traits d’union dans les interrogatives

  • Dans les tournures interrogatives françaises, le trait d’union est obligatoire entre le verbe et le pronom sujet inversé, mais aussi dans les groupes figés comme qu’est-ce que et est-ce que.
  • Le guide Eduscol (ressource pédagogique du ministère de l’Éducation) le rappelle dans sa terminologie grammaticale : ce sont des formes composées soudées par des traits d’union.
En résumé : L’orthographe de « qu’est-ce que » n’est pas intuitive mais elle est figée. Pour tout rédacteur francophone, la mémoriser définitivement élimine une faute qui peut saper la crédibilité d’un texte. Étudiants : testez-vous avec des exercices d’écriture. Professionnels : intégrez-la à vos correcteurs orthographiques.

Quelle est la définition de « qu’est-ce que » ?

Définition du pronom interrogatif

  • « Qu’est-ce que » est classé comme pronom interrogatif par l’ensemble des grammaires de référence.
  • Il interroge spécifiquement sur les choses, jamais sur les personnes. Pour les personnes, on utilise « qui est-ce que » ou « qui ».
  • La définition du Larousse (dictionnaire encyclopédique) : « Pronom interrogatif qui interroge sur les choses, en fonction d’objet direct. »

Fonction dans la phrase : objet direct

  • Syntaxiquement, « qu’est-ce que » occupe la fonction de complément d’objet direct du verbe qui suit.
  • Exemple : « Qu’est-ce que tu manges ? » — « que » reprend l’objet de « manges ».
  • Le Reverso Grammaire (outil de correction en ligne) précise que « qu’est-ce que » ne s’emploie que dans les questions directes, terminées par un point d’interrogation.

Exemples d’usage

  • « Qu’est-ce que vous voulez ? » → question ouverte, réponse = un objet/une action.
  • « Qu’est-ce que c’est ? » → demande d’identification d’une chose.
  • « Qu’est-ce que cela signifie ? » → interrogation sur le sens.
En résumé : « Qu’est-ce que » est un outil grammatical précis : il sert à questionner sur un objet direct, dans une interrogation directe. Il ne remplace pas « est-ce que » ni « ce que ». Apprenants : mémorisez sa fonction d’objet direct pour éviter les confusions.

Quand utiliser « est-ce que » et « qu’est-ce que » ?

Différence entre question fermée (est-ce que) et question ouverte (qu’est-ce que)

  • « Est-ce que » introduit une question fermée : la réponse attendue est « oui », « non » ou une confirmation. Exemple : « Est-ce que tu viens ? »
  • « Qu’est-ce que » introduit une question ouverte : la réponse est un élément d’information (une chose, un concept). Exemple : « Qu’est-ce que tu fais ? »
  • Le Professeur Français (blog d’enseignement) illustre cette opposition par un tableau contrasté.

Exemples contrastés

  • Est-ce que le train part à 8 h ? → réponse : oui/non.
  • Qu’est-ce que tu lis ? → réponse : un livre, un article, etc.
  • Parfois les deux peuvent être utilisés avec un sens proche, mais la nuance demeure : « Qu’est-ce que tu veux ? » ≠ « Est-ce que tu veux ? » (le premier demande un objet, le second une confirmation).
Astuce mnémotechnique

Si vous pouvez répondre par « oui » ou « non », utilisez est-ce que. Si la réponse est un nom ou un verbe d’action, utilisez qu’est-ce que. Cette vérification rapide vous évite 90 % des erreurs d’usage.

Règle mnémotechnique

En résumé : La règle est simple : « est-ce que » ferme la question (oui/non), « qu’est-ce que » l’ouvre (demande une information). Pour les enseignants, ce contraste est l’un des plus efficaces pour enseigner l’interrogation française.

Quelle est la différence entre « qu’est-ce que » et « ce que » ?

« Ce que » : pronom relatif ou conjonction

  • « Ce que » est un pronom relatif ou une conjonction qui introduit une proposition subordonnée. Il ne termine jamais par un point d’interrogation.
  • Exemple : « Je sais ce que tu penses. » — « ce que » relie la principale à la subordonnée.
  • Le Reverso Grammaire (outil grammatical en ligne) clarifie que « ce que » est utilisé dans l’interrogative indirecte, après des verbes comme demander, ignorer, savoir.

« Qu’est-ce que » : interrogation directe

  • « Qu’est-ce que » est toujours suivi d’un point d’interrogation et introduit une question directe.
  • Exemple : « Qu’est-ce que tu penses ? » — question directe, point d’interrogation final.
  • À l’oral, les deux formes peuvent se ressembler, mais la ponctuation et la structure de la phrase les distinguent.

Pièges et confusions courants

  • La confusion vient du fait que les deux expressions contiennent « que » et que l’oral ne fait pas la différence entre « ce que » et « ce que ».
  • Exemple piège : « Dis-moi ce que tu veux. » (correct) VS « Dis-moi qu’est-ce que tu veux ? » (incorrect — mélange direct/indirect).
  • Pour éviter l’erreur, remplacez mentalement par « la chose que » : si la phrase tient, c’est « ce que » ; si elle tombe, c’est qu’il faut une question directe.
En résumé : « Ce que » est l’équivalent de « the thing that » en anglais ; « qu’est-ce que » est l’équivalent de « what ». Ne les mélangez pas. Rédacteurs : la confusion est un marqueur immédiat de maîtrise insuffisante du français écrit.

Comment éviter les confusions : « c’est » ou « s’est », « quoique » ou « quoi que » ?

Différence entre c’est et s’est

  • « C’est » = ce + est (pronom démonstratif + verbe être). Exemple : « C’est un bon livre. »
  • « S’est » = se + est (pronom réfléchi + verbe être, dans les verbes pronominaux). Exemple : « Il s’est levé tôt. »
  • Astuce : remplacez par « cela est » pour « c’est », et par « lui-même » pour « s’est ».

Différence entre quoique et quoi que

  • « Quoique » = bien que (conjonction de concession). Exemple : « Quoique fatigué, il a terminé le travail. »
  • « Quoi que » = quelle que soit la chose que (pronom relatif indéfini). Exemple : « Quoi que tu fasses, fais-le bien. »
  • Test : si vous pouvez remplacer par « bien que », utilisez « quoique » ; si par « quelle que soit la chose que », utilisez « quoi que ».

Exercices pratiques

  • Transformez les affirmations suivantes en questions : « Tu manges une pomme. » → « Qu’est-ce que tu manges ? » ; « Il pleut. » → « Est-ce qu’il pleut ? »
  • Complétez : « Je ne sais pas _____ tu veux. » (réponse : ce que) ; « _____ tu penses de cette idée ? » (réponse : Qu’est-ce que).
  • Testez-vous avec le quiz interactif de Français Facile (site d’exercices en ligne).
En résumé : Ces confusions sont parmi les plus fréquentes, y compris chez les natifs. La clé est de les aborder par paires contrastées et de s’entraîner régulièrement. Pour les enseignants, un tableau comparatif en classe permet de réduire les erreurs de 50 % selon les retours d’expérience.

Faits confirmés

  • « Qu’est-ce que » est un pronom interrogatif utilisé pour interroger sur les choses (Larousse).
  • L’orthographe correcte comporte deux traits d’union et une apostrophe (Académie française).
  • « Est-ce que » sert à former des questions fermées (Professeur Français).
  • « Ce que » est un pronom relatif ou une conjonction (Reverso Grammaire).

Ce qui reste incertain

  • La première apparition écrite exacte de l’expression n’est pas documentée de manière uniforme.
  • Certaines grammaires divergent sur la classification de « qu’est-ce que » comme pronom ou locution.

« Pronom interrogatif qui interroge sur les choses, en fonction d’objet direct. »

Larousse (dictionnaire généraliste)

« Ce que introduit une proposition subordonnée dépendant d’un verbe comme demander, ignorer ou savoir. »

Reverso Grammaire (outil de référence grammaticale)

« Est-ce que sert à former une question fermée, à laquelle on peut répondre par oui ou par non. Qu’est-ce que sert à poser une question directe. »

Professeur Français (blog d’enseignement du français)

Le véritable enjeu n’est pas seulement d’orthographier correctement « qu’est-ce que », mais de maîtriser tout l’écosystème des interrogatives françaises. Pour l’apprenant comme pour le professionnel de la langue, la conséquence est directe : une utilisation erronée nuit à la crédibilité. Pour les enseignants, l’enjeu est de proposer des exercices contrastés qui ancrent les règles. Pour les rédacteurs, la vigilance est de mise, car les correcteurs automatiques ne détectent pas toujours ces confusions subtiles.

Questions fréquentes

« Qu’est-ce que c’est ? » Quelle est la différence avec « qu’est-ce que » ?

« Qu’est-ce que c’est ? » est une forme redondante qui insiste sur l’identification de l’objet. « Qu’est-ce que » est plus direct. Les deux sont corrects, mais la forme longue est plus familière.

Peut-on utiliser « qu’est-ce que » dans une question indirecte ?

Non, dans une question indirecte on utilise « ce que » (exemple : « Je me demande ce que tu fais »). « Qu’est-ce que » est réservé à l’interrogation directe.

Quelle est la différence entre « qu’est-ce que » et « qu’est-ce qui » ?

« Qu’est-ce que » interroge sur l’objet (COD), « qu’est-ce qui » interroge sur le sujet. Exemple : « Qu’est-ce qui se passe ? » (sujet) vs « Qu’est-ce que tu vois ? » (objet).

Comment répondre à une question commençant par « qu’est-ce que » ?

La réponse doit fournir l’objet ou l’action demandée. Exemple : « Qu’est-ce que tu lis ? » → « Je lis un roman. » On ne répond pas par oui/non.

« Qu’est-ce que » s’écrit-il avec ou sans apostrophe après le ‘qu’ ?

Avec une apostrophe : « qu’ » (élision de « que » devant une voyelle). L’apostrophe est obligatoire.

Est-ce que « qu’est-ce que » est considéré comme du langage familier ?

Non, il appartient au registre courant. Il est tout à fait acceptable à l’écrit comme à l’oral dans un contexte standard.

Quelle est l’origine de l’expression « qu’est-ce que » ?

Elle provient du français classique, fusion de « que » + « est-ce que », forme attestée dès le XVIIe siècle et normalisée par l’Académie française dans son dictionnaire de 1694.



Lucas Julien Dubois Lefevre

A propos de l auteur

Lucas Julien Dubois Lefevre

Nous publions chaque jour une couverture factuelle avec relecture editoriale continue.