
Serge Nedjar : biographie, rôle chez CNews et actualités
On connaît Vincent Bolloré, on connaît moins l’homme qui exécute ses consignes au quotidien. Serge Nedjar, directeur général de CNews et désormais aussi patron des rédactions de Prisma Media, incarne la nouvelle génération de cadres discrets mais tout-puissants de l’écosystème médiatique français.
Fonction : Directeur général de CNews ·
Actionnaire majoritaire : Vincent Bolloré (via Vivendi/Canal+) ·
Ancien nom de CNews : i>Télé ·
Départs médiatisés (2025‑2026) : 3 (Sonia Mabrouk, Nathan Devers, Noémie Schulz)
Aperçu rapide
- Salaire exact de Serge Nedjar (non public)
- Degré exact de son implication dans les choix éditoriaux quotidiens
- Montants précis des salaires de Christine Kelly et Pascal Praud
- Extension de l’influence de Nedjar sur la presse magazine
- Pression politique et médiatique croissante sur CNews
- Possible recomposition de l’équipe dirigeante
Les données suivantes résument l’identité et les fonctions de Serge Nedjar.
| Nom complet | Serge Nedjar |
| Date de naissance | 6 mars 1958 (Wikipédia) |
| Lieu de naissance | Alger (Algérie) |
| Nationalité | Française |
| Fonction actuelle | Directeur général de CNews et directeur des rédactions de Prisma Media (CB News) |
| Actionnaire majoritaire | Vincent Bolloré via Vivendi et Canal+ (CB News) |
| Ancien nom de CNews | i>Télé (2017, après rachat) (Wikipédia) |
| Nombre de départs médiatisés | 3 (Sonia Mabrouk 2025, Nathan Devers 2026, Noémie Schulz 2026) |
Qui est Serge Nedjar ?
Né le 6 mars 1958 à Alger, Serge Nedjar fait ses premières armes dans les médias chez Lagardère avant d’intégrer le groupe Bolloré. Depuis 2017, il est directeur général de CNews, la chaîne d’information en continu du groupe Canal+ France. CB News (média professionnel) le décrit comme « proche de Vincent Bolloré » et « l’un des cadres les plus influents du pôle médias ». En 2025, il étend son périmètre en prenant également la direction des rédactions de Prisma Media, groupe qui édite Voici, Capital ou Femme actuelle.
Biographie
- 1958 : naissance à Alger
- Début de carrière dans le groupe Lagardère
- 2017 : nommé directeur général de CNews après le rachat par Bolloré
- 2025 : devient directeur des rédactions de Prisma Media (CB News)
Le Monde (quotidien national de référence) le présente comme « l’homme orchestre des médias Bolloré », un dirigeant qui « gouverne et surveille » les rédactions du groupe. Il remplace à ce poste Guillaume Zeller, qualifié de « catholique réactionnaire » par la même source.
L’implication : Nedjar incarne un verrouillage éditorial à la fois discret et systématique, bien au‑delà de la seule chaîne CNews.
Quelle est l’orientation éditoriale de CNews ?
Depuis le rachat par Vincent Bolloré en 2017, CNews a progressivement glissé d’une chaîne d’information classique vers un média d’opinion. Le Monde comme de nombreux observateurs la qualifient régulièrement de « chaîne d’extrême droite ».
CNews : information ou opinion ?
Sous la direction de Nedjar, la part des débats polémiques et des éditorialistes conservateurs a nettement augmenté. Des figures comme Pascal Praud, Christine Kelly ou Éric Zemmour y animent des émissions à forte tonalité politique. En 2025, un post Instagram du collectif Off Investigation (compte d’investigation alternatif) évoque une « crise à CNews qui s’intensifie », citant Jean‑Marc Morandini comme élément déclencheur.
L’influence de Vincent Bolloré
Vincent Bolloré détient CNews via Vivendi et Canal+. CB News confirme que Nedjar est « placé sous l’autorité de Gérald‑Brice Viret », directeur général de Canal+ France. La ligne éditoriale est donc dictée par le sommet du groupe.
What this means : CNews n’est ni une chaîne d’info neutre ni un simple média d’opinion – c’est un outil de pouvoir actionnarial dont Nedjar est le rouage exécutif clé.
Qui est l’actionnaire majoritaire de CNews ?
Vincent Bolloré, via le groupe Vivendi, détient CNews depuis 2017. La chaîne était alors i>Télé, rachetée et rebaptisée. CB News précise que Prisma Media appartient aussi au giron médiatique de Bolloré, renforçant encore l’emprise de l’industriel sur le paysage médiatique français.
Vincent Bolloré, propriétaire de CNews
Bolloré n’intervient pas directement dans le quotidien de la rédaction, mais il a nommé des cadres de confiance. Serge Nedjar est l’un d’eux. Selon Le Monde, Nedjar « surveille » les contenus et applique une « gouvernance serrée ».
Le groupe Vivendi
Vivendi contrôle également Canal+, Prisma Media, et d’autres actifs culturels. Cette concentration médiatique interroge sur le pluralisme, mais aucun régulateur n’a pour l’instant sanctionné la ligne éditoriale de CNews.
The trade‑off : un actionnaire unique offre une cohérence capitalistique, mais brouille la frontière entre information et propagande.
Pourquoi des journalistes quittent-ils CNews ?
Entre 2025 et 2026, trois départs médiatisés ont marqué la vie de la chaîne. Ils illustrent des tensions éditoriales croissantes.
Sonia Mabrouk officialise son départ
La journaliste et présentatrice Sonia Mabrouk a annoncé son départ de CNews en 2025 après trois années d’antenne. Les raisons officielles évoquent un « désaccord éditorial », sans plus de détails.
Nathan Devers et la controverse
Nathan Devers, chroniqueur et écrivain, a quitté CNews en 2026. Un post Facebook d’Off Investigation (collectif d’enquête) pointe un « management brutal » de la part de Nedjar. Devers lui‑même n’a pas confirmé publiquement ce motif.
Noémie Schulz quitte CNews
En 2026, c’est au tour de Noémie Schulz, chroniqueuse, de partir. Son départ a été annoncé en direct par Pascal Praud, visiblement ému. Là encore, les raisons précises ne sont pas officielles.
The pattern : les départs surviennent en série et coïncident avec l’arrivée de Nedjar à la tête des rédactions de Prisma Media, ce qui laisse penser à une intensification du contrôle éditorial.
Quels sont les salaires des présentateurs de CNews ?
Les rémunérations des figures de la chaîne font régulièrement l’objet de curiosité, mais les montants officiels restent secrets.
Salaire de Christine Kelly
Selon une information relayée par L’Essentiel de l’Éco, Christine Kelly toucherait entre 300 000 et 400 000 euros par an. Aucune confirmation officielle n’a été donnée.
Salaire de Pascal Praud
Pascal Praud percevrait, d’après la même source, un salaire annuel de l’ordre de 500 000 à 600 000 euros. Encore une fois, ces chiffres ne sont pas certifiés.
Ce qui reste incertain : aucun document officiel (comptes de la chaîne, déclaration Arcom) ne permet de vérifier ces montants.
Quel est l’ancien nom de CNews ?
Avant le rachat par Vincent Bolloré, la chaîne s’appelait i>Télé. Le changement de nom est intervenu en 2017.
De i>Télé à CNews
i>Télé était une chaîne d’information continue fondée en 1999 par le groupe Pathé. Rachetée par Canal+ en 2005, elle est passée sous le contrôle de Bolloré en 2017. Le nouveau nom, CNews, a été choisi pour marquer une nouvelle ligne éditoriale. Wikipédia (encyclopédie collaborative) retrace cette histoire.
Why this matters : le changement de nom a accompagné un virage politique assumé, aujourd’hui incarné par Serge Nedjar.
Signal chronologique
- – Naissance de Serge Nedjar à Alger
- – Rachat de i>Télé par Vincent Bolloré et renommage en CNews
- – Article du Monde : « Serge Nedjar, l’homme qui gouverne et surveille les médias Bolloré »
- – Départ de Sonia Mabrouk
- – Départ de Nathan Devers
- – Départ de Noémie Schulz ; article du Canard Enchaîné sur Serge Nedjar
Ce que l’on sait – Ce qui reste flou
Faits confirmés
- Serge Nedjar est directeur général de CNews
- Il est proche de Vincent Bolloré
- CNews s’appelait i>Télé avant 2017
- Nedjar a été nommé directeur des rédactions de Prisma Media
Ce qui reste incertain
- Le salaire exact de Serge Nedjar
- Son degré d’implication dans les décisions éditoriales quotidiennes
- Les montants précis des salaires de Christine Kelly et Pascal Praud
- Les causes exactes des départs de Sonia Mabrouk, Nathan Devers et Noémie Schulz (non confirmées officiellement)
Paroles de sources
« Serge Nedjar, l’homme qui gouverne, et surveille, les médias Bolloré. »
– Le Monde, octobre 2025 (quotidien national)
« CNews : Serge Nedjar, au servile de Vincent Bolloré. »
– Le Canard Enchaîné, février 2026 (hebdomadaire satirique)
« Je quitte CNews après trois belles années, mais il est temps pour moi d’aller vers d’autres horizons. »
– Sonia Mabrouk, annonce de son départ en 2025
Nedjar est quasi inconnu du grand public, mais il dirige désormais les rédactions de deux poids lourds médiatiques – CNews et Prisma Media – avec une concentration de pouvoir rare dans le paysage audiovisuel français.
La réaction de l’Arcom face aux accusations de management brutal et de départs en série pourrait rebattre les cartes. Un signal fort viendrait de la nomination ou non d’un médiateur interne.
Pour les téléspectateurs et les citoyens, la question dépasse le simple nom d’un cadre : elle touche à la concentration médiatique et à l’indépendance éditoriale. Vincent Bolloré a fait de CNews un porte‑voix ; Serge Nedjar en est le chef d’orchestre. Sans régulation plus ferme, d’autres départs suivront, et le pluralisme s’amenuisera.
Questions fréquentes
Quel est le parcours de Serge Nedjar avant CNews ?
Il a travaillé chez Lagardère puis a rejoint le groupe Bolloré, occupant divers postes de direction avant d’être nommé à la tête de CNews en 2017.
Serge Nedjar a‑t‑il des liens politiques ?
Aucun lien politique officiel n’est documenté, mais son application de la ligne éditoriale conservatrice de Bolloré est régulièrement critiquée.
Quelles sont les critiques contre Serge Nedjar ?
On lui reproche un management brutal, un contrôle éditorial étouffant et une proximité excessive avec Vincent Bolloré.
Serge Nedjar est‑il le successeur de Vincent Bolloré ?
Non, Bolloré est toujours l’actionnaire et stratège principal. Nedjar reste un cadre exécutif, pas un héritier.
Quels sont les effectifs de CNews sous sa direction ?
Les effectifs exacts ne sont pas publics, mais la chaîne emploie plusieurs centaines de personnes entre journalistes, techniciens et administratifs.
Serge Nedjar est‑il rémunéré par Canal+ ?
Il est très probablement salarié du groupe Canal+ France, mais son salaire n’est pas divulgué.
Pourquoi CNews est‑elle qualifiée d’extrême droite ?
En raison de la présence régulière d’éditorialistes conservateurs et d’un traitement de l’actualité jugé partial, plusieurs médias et associations lui attribuent cette étiquette.